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Chapitre 8. Inclusion financière au Mozambique

Author(s):
Doris Ross, Victor Lledo, Alex Segura-Ubiergo, Yuan Xiao, Iyabo Masha, Alun Thomas, and Keiichiro Inui
Published Date:
May 2014
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Author(s)
Felix F. Simione and Yuan Xiao 

L’accès au financement reste un problème au Mozambique. D’après l’enquête FinScope 2012, 75 % des micro, petites et moyennes entreprises (MPME) sont exclues financièrement, c’est-à-dire qu’elles n’utilisent pas de produits ou de services de financement, formels ou informels (FinMark Trust, 2013). Ceci tranche avec la croissance rapide du système bancaire et des institutions de microfinancement au Mozambique depuis une dizaine d’années. Le présent chapitre reprend les études et données statistiques existantes pour analyser l’ampleur de l’augmentation de l’inclusion financière au Mozambique ces dernières années, les facteurs contraignants qui limitent l’inclusion financière ainsi que les politiques à mener pour faciliter encore l’accès aux financements.

Cette analyse de l’inclusion financière se fait à la lumière de deux décisions récentes. Premièrement, les autorités mozambicaines ont entrepris de réorienter leur politique pour rendre la croissance économique plus inclusive et considèrent de plus en plus l’inclusion financière comme un pilier de cette démarche. Deuxièmement, depuis l’adoption de la Stratégie de développement du secteur financier début 2013, les autorités préparent une stratégie d’inclusion financière pour intégrer un plus grand nombre de ménages et d’entreprises dans le système financier formel.

Tendances et défis récents

En termes généraux, l’inclusion financière renvoie à un processus qui assure la facilité d’accès au système financier formel, sa disponibilité et son utilisation par tous les membres d’une économie donnée (Sarma et Pais, 2011). Elle facilite l’allocation efficiente des ressources productives dans l’économie et contribue ainsi à la croissance économique. Elle contribue aussi au bien-être des individus en fournissant des services financiers. Une inclusion financière élevée va donc de pair avec un niveau de développement économique et d’inclusion sociale avancé et renforce l’efficacité des politiques monétaires et financières.

Mesurer l’inclusion financière dans un pays signifie évaluer diverses dimensions de l’accès aux produits et services financiers et de leur utilisation. Ainsi, la Banque du Mozambique utilise les indicateurs repris au tableau 8.1 pour mesurer l’inclusion financière et construire son indice d’inclusion financière.

Tableau 8.1.Indice d’accès aux services financiers de la Banque du Mozambique
D1. Accès géographiqueD2. Accès démographiqueD3. Utilisation
1. Nombre d’agences (banques, microbanques et coopératives de crédit) par 10.000 km21. Nombre d’agences (banques, microbanques et coopératives de crédit) pour 100.000 adultes1. Dépôts (volume) pour 100.000 adultes (approximation utilisée) : dépôts (valeur)/PIB
2. Nombre d’opérateurs de microcrédit et de caisses d’épargne par 10.000 km22. Nombre d’opérateurs de microcrédit et de caisses d’épargne pour 100.000 adultes2. Crédit (volume) pour 100.000 adultes (nombre de contrats de crédit pour 100.000 adultes)
3. Nombre d’agents d’établissement de monnaie électronique par 10.000 km23. Nombre d’agents d’établissement de monnaie électronique pour 100.000 adultes3. Crédit (valeur)/PIB
4. Nombre de DAB par 10.000 km24. Nombre de DAB pour 100.000 adultes
5. Nombre de TPV par 10.000 km25. Nombre de TPV pour 100.000 adultes
Source : Banque du Mozambique.Note : DAB = distributeurs automatiques de billets; TPV = terminaux de points de vente.
Source : Banque du Mozambique.Note : DAB = distributeurs automatiques de billets; TPV = terminaux de points de vente.

Bien que les définitions classiques de l’inclusion financière mettent l’accent sur les indicateurs de la demande, le présent chapitre inclut également des éléments liés à l’offre. L’analyse de l’offre se fonde principalement sur l’étude de l’inclusion financière menée par la Banque du Mozambique en 2013, tandis que l’analyse de la demande se fonde sur les résultats de l’enquête FinScope1, une enquête représentative au niveau national menée en 2012 auprès des MPME.

L’offre

Sur l’offre, il existe des éléments qui tendent à prouver une amélioration de la couverture géographique et démographique des établissements financiers au Mozambique. L’enquête de la Banque du Mozambique montre que l’indice d’inclusion financière, qui note le niveau d’accès aux services financiers formels sur une échelle de 0 à 100, a augmenté, passant de 9,2 en 2005 à 13,1 en 2012. Cela reflète sans doute l’augmentation du nombre de banques et d’agences en zone urbaine, dont certaines se sont étendues rapidement vers les zones rurales. De fait, le nombre d’agences d’établissements de crédit est passé de 228 en 2005 à 502 en 2012 (graphique 8.1). Ceci a étendu la couverture géographique des banques, le nombre d’établissements par 10.000 km2 étant ainsi passé de 2,9 en 2005 à 6,6 en 2012.

Graphique 8.1.Expansion bancaire et développement des circuits financiers

Source : Banque du Mozambique.

Cependant, alors que l’indice d’inclusion financière de la ville de Maputo était très élevé à la fin de 2012 (91,8), d’autres provinces avaient encore un très faible accès aux services financiers (graphique 8.2). Comme Sarma (2012) le propose, les pays à indice d’inclusion financière inférieur à 30, ce qui semble être le cas du Mozambique2, sont considérés comme des pays à faible inclusion financière. Cela signifie donc que ces pays ont en moyenne accès à moins de services et produits financiers (agence bancaire, distributeurs automatiques, terminaux de point de vente, etc.) par unité géographique et démographique normalisée. D’après l’indice d’inclusion financière de Sarma (2012), le Mozambique semble avoir été mieux classé en 2010 que l’Angola et Madagascar, mais moins bien que les Seychelles, l’Afrique du Sud et le Botswana (graphique 8.3).

Graphique 8.2.Indice d’accès aux services financiers par province, 2012

Source : Banque du Mozambique.

Graphique 8.3.Indice d’accès aux services financiers de plusieurs pays africains

(Échelle de 1 à 100)

Fin 2012, le secteur financier du Mozambique se composait de 18 banques, 8 microbanques, 7 coopératives de crédit, 11 caisses d’épargne, 202 opérateurs de microcrédit, 1 établissement de monnaie électronique et 3.051 agents bancaires mobiles. La profondeur financière, soit la part du crédit au secteur privé dans le PIB, a grimpé de 13,2 % en 2005 à 28,8 % en 2012 (graphique 8.1). Le ratio monnaie au sens large/PIB a également augmenté de façon notable, passant de 28,9 % en 2005 à 45,6 % en 2012. La financiarisation de l’économie est néanmoins inégale : alors que la part du crédit dans le PIB a augmenté de façon notable, cela a surtout aidé à financer la consommation des ménages et les services, aux dépens de l’agriculture et de l’industrie, qui emploient à elles deux plus de 80 % de la main-d’œuvre (graphique 8.4).

Graphique 8.4.Crédit à l’économie

(En prix constants de 2010; milliards de meticals)

Sources : Banque du Mozambique; calculs de l’auteur.

La demande

L’examen des indicateurs de la demande fait apparaître une certaine amélioration, mais l’inclusion financière générale reste très limitée. Alors que le nombre d’adultes disposant d’au moins un compte de dépôt est passé de 6 % en 2005 à 20 % en 2012, la part des adultes ayant au moins un compte de crédit est beaucoup plus faible. Elle n’a augmenté que de 0,3 % à 3,9 % sur la même période (Banque du Mozambique, 2013). Dans le même temps, l’enquête FinScope 2012 a montré que seuls 25 % des propriétaires de MPME utilisaient des produits et services financiers pour gérer leur entreprise, et seuls 11 % d’entre eux utilisaient des services financiers formels. De même, une enquête FinScope des consommateurs menée en 2009 montrait que seuls 22 % des ménages utilisaient des produits ou services financiers pour gérer leurs finances personnelles (graphique 8.5).

Graphique 8.5.Accès aux services financiers

(En pourcentage de l’échantillon)

Sources : enquêtes Finscope auprès des consommateurs et des MPME 2009 et 2012.

Note : MPME = micro, petites et moyennes entreprises.

Défis

Ainsi, alors même que l’offre de services bancaires a augmenté de façon notable ces dernières années, le recours à ces services ne semble pas avoir été très inclusif. À la marge, le crédit est absorbé par les ménages plutôt que par le secteur productif. En première analyse, il y a quatre explications possibles à cette situation :

  • 1) Les revenus en zone rurale sont trop faibles et trop irréguliers. La présence accrue des banques en zone rurale contribue à l’inclusion financière, mais est limitée par la faiblesse et l’incertitude des revenus des ménages ruraux, qui restent inférieurs au niveau de subsistance. D’après l’enquête FinScope 2012, les problèmes liés à la faiblesse et à l’irrégularité du chiffre d’affaires ont empêché 55 % des MPME d’ouvrir un compte en banque.
  • 2) La densité de population est faible, en particulier dans les zones rurales. Même lorsque les populations non bancarisées ont des revenus qui pourraient les permettre de l’être, les coûts logistiques liés à l’ouverture d’un compte sont élevés. La densité de la population au Mozambique est très faible par rapport à d’autres pays, ce qui implique que les clients des banques doivent parcourir de longues distances et engager d’autres dépenses connexes pour atteindre une agence. D’après l’enquête FinScope, 63 % des propriétaires de MPME en zone rurale devaient voyager plus d’une heure pour atteindre la banque la plus proche (graphique 8.6). L’explication selon laquelle «les banques sont trop éloignées» est le deuxième obstacle à l’inclusion financière le plus cité (19 % des propriétaires de MPME). En termes d’inclusion financière, cela signifie donc que la contribution marginale d’une nouvelle agence pour atteindre de nouveaux clients (jusqu’alors non bancarisés) risque d’être faible au Mozambique.
  • 3) L’accès au financement bancaire est trop coûteux. Les taux d’intérêt sur les prêts bancaires ont certes baissé ces dernières années, mais restent élevés au Mozambique. Dans les douze mois qui ont précédé l’enquête FinScope, seuls 5 % des propriétaires de MPME avaient emprunté ou acheté des biens à crédit pour leur entreprise, ou remboursaient ou devaient de l’argent ou des biens au titre de leur entreprise. De ces 5 %, seul 1 % avait emprunté auprès d’une banque commerciale. La principale raison pour laquelle de nombreux propriétaires de MPME (42 %) n’avaient pas emprunté était la crainte de ne pas pouvoir rembourser. Ainsi, l’augmentation notable du crédit dans le secteur privé constaté depuis quelques années ne sert pas tant à financer les petites entreprises en zone rurale que les clients existants en zones urbaines, y compris la consommation des ménages.
  • 4) Les grosses banques n’ont pas le savoir-faire pour traiter avec des MPME locales. L’un des éléments qui freine également l’inclusion financière, en particulier en ce qui concerne l’accès au crédit, tient à ce que la démarche suivie par la plupart des banques prévoit des conditions standard d’accès au crédit que la plupart des MPME ne peuvent remplir. Comme le montre l’étude FinScope, 87 % et 46 % des MPME, respectivement, remplissent les critères de fonctionnement depuis un an et d’existence de garanties, mais seuls 6 % sont officiellement inscrites, seuls 2 % ont un plan d’exploitation, et peu d’entreprises (18 %) tiennent une comptabilité. Ainsi, les MPME sont perçues par les banques traditionnelles comme étant risquées et n’ont donc généralement pas accès aux prêts bancaires.

Graphique 8.6.Distance entre entreprises et banques

(En pourcentage des propriétaires de MPME)

Source : enquête Finscope auprès des MPME 2012.

Note : MPME = micro, petites et moyennes entreprises.

Programme de réformes gouvernementales : stratégie de développement du secteur financier 2013–22

Le gouvernement du Mozambique a adopté début 2013 une Stratégie de développement du secteur financier pour 2013–2022 (SDSF) qui vise à démanteler les principaux obstacles empêchant les services financiers formels d’atteindre la population. L’un des piliers de la SDSF est l’amélioration de l’accès aux services financiers et le soutien à une croissance inclusive. Les autorités ont identifié plusieurs types d’actions possibles pour soutenir ces efforts :

  • Promouvoir la concurrence dans le secteur bancaire. Les taux d’intérêt sur les emprunts seraient vraisemblablement beaucoup moins élevés si le système financier du Mozambique était plus concurrentiel. Les trois plus grosses banques du pays représentent plus de 80 % des actifs du système bancaire, ce qui illustre la puissance considérable de ces banques sur le marché. Plus de concurrence pourrait contribuer à faire baisser les taux et à diversifier la palette de services financiers offerts.
  • Promouvoir la banque mobile. On peut réduire notablement les coûts de transaction assez élevés que les Mozambicains subissent pour atteindre les agences bancaires, en particulier dans les zones rurales, en utilisant les services de banque mobile. De nombreux Mozambicains ont désormais accès au téléphone portable, la banque mobile pourrait donc donner aux clients en zone rurale un accès à faible coût aux produits financiers de base comme les dépôts (voir encadré 8.1). L’efficacité de la banque mobile pour atteindre les populations non bancarisées dépend, entre autres, du cadre réglementaire existant. D’après certaines données, les réglementations visant à promouvoir une concurrence équitable ont tendance à obtenir de meilleurs résultats (di Castri, 2013). Il est donc essentiel que les autorités mettent en place une réglementation des services financiers mobiles qui s’inspire des meilleures pratiques internationales.
  • Renforcer le lien entre banques et MPME. Sachant que le modèle économique de la plupart des banques n’est pas adapté aux MPME, deux types de mesures sont envisageables. Des programmes pourraient être mis en place pour renforcer la capacité des établissements financiers à couvrir le créneau des MPME, mais ceci pourrait être source de distorsions sur les marchés financiers. À l’inverse, des initiatives pourraient être prises pour renforcer la capacité des MPME à demander un crédit. On pourrait ainsi établir un registre des garanties mobilières qui permettrait aux MPME d’utiliser des garanties, ou créer des centrales des risques privées qui faciliteraient l’évaluation des risques en fournissant aux banques des informations sur le profil des emprunteurs. Le rôle des centrales des risques privées dans l’accès à la finance en Afrique subsaharienne est largement reconnu (Triki et Gajigo, 2012).

Encadré 8.1.La banque mobile au Mozambique

  • La banque mobile est en train d’émerger au Mozambique. Il existe actuellement deux opérateurs bancaires mobiles au Mozambique — mKesh et m-Pesa — qui ont respectivement obtenu leur agrément en 2010 et 2013. Ces opérateurs ont atteint plus de 150.000 clients pour l’instant et progressent rapidement.
  • La banque mobile offre une excellente possibilité d’atteindre les populations non bancarisées. Le problème de l’accès aux banques dans les zones rurales pourrait être résolu en permettant aux ménages d’avoir accès à des comptes par téléphone. Les comptes proposés actuellement par mKesh et m-Pesa permettent d’effectuer des retraits sur les dépôts, des virements et des paiements.
  • L’éducation financière a progressé dans les zones desservies par la banque mobile. Ces services sont utilisés de façon substantielle dans le Sud du Mozambique, où l’introduction de la banque mobile a eu une incidence positive sur l’éducation financière et la confiance (Batista et Vicente, 2012). Le consentement marginal à envoyer de l’argent a augmenté grâce à la disponibilité de la banque mobile. En outre, l’argent mobile a remplacé d’autres solutions traditionnelles d’épargne et d’envoi de fonds.
  • Il est nécessaire d’établir un cadre juridique pour la banque mobile. Pour réussir à toucher les populations sans compte bancaire, la banque mobile aura notamment besoin d’une réglementation propice. La Banque du Mozambique y travaille. Des questions telles que l’interopérabilité des réseaux de téléphonie mobile, qui permet de transférer des fonds entre différents prestataires de services d’argent mobile, seront vitales pour continuer de développer l’utilisation de la banque mobile.

D’autres mesures permettront de lever les obstacles à l’inclusion financière, dont les suivantes :

  • La mise en place des infrastructures de base — en particulier de télécommunications et d’électricité — essentielles pour permettre aux banques de fonctionner dans des zones sans couverture bancaire, mais à potentiel économique éprouvé.
  • La mise en œuvre de programmes d’éducation financière visant à sensibiliser davantage les ménages ruraux et les MPME aux services et produits financiers offerts par les établissements financiers et aux outils formels de gestion.
  • Le renforcement de la déconcentration de l’exécution budgétaire vers les zones rurales, en dynamisant ainsi la liquidité de l’économie rurale, ce qui représente une forte incitation pour l’ouverture d’agences.
  • Promouvoir des programmes d’assurance agricole visant à atténuer la volatilité des revenus des ménages ruraux, ce qui est un facteur incitatif pour qu’ils épargnent dans le secteur bancaire formel.
  • Améliorer les règles applicables aux garanties afin de diversifier les actifs utilisables comme garantie de prêt, en particulier dans les zones rurales où la valeur réside souvent dans des actifs non standard tels que les récoltes et le bétail. Ces diverses mesures doivent être considérées de manière complémentaire, et non isolément.

Les institutions et bailleurs de fonds internationaux offrent depuis longtemps déjà un soutien financier et technique au développement du secteur financier au Mozambique. La mise en œuvre de la SDSF sera une entreprise de grande ampleur qui exigera du gouvernement qu’il continue de mobiliser un appui extérieur. À cet égard, la Banque mondiale a approuvé, en septembre 2013, la première opération programmatique de développement du secteur financier pour le Mozambique pour un montant de 25 millions de dollars. Cette opération soutiendra la stabilité financière, l’inclusion financière et le développement durable des marchés financiers. Le Fonds monétaire international offre actuellement une assistance technique en surveillance du secteur financier, systèmes de paiement et développement des marchés monétaires. D’autres bailleurs de fonds participent également. Ainsi KfW contribue à la mise sur pied d’un fonds de garantie des dépôts et, avec la Banque mondiale et le Département britannique du développement international, contribue au fonds fiduciaire de financiarisation qui soutient le développement d’un secteur financier plus dense et plus vaste, en particulier dans les zones rurales. Le succès dépendra d’une coordination durable de l’action de ces bailleurs de fonds et des autorités.

Conclusions

L’inclusion financière est un pilier important de la stratégie de croissance inclusive des autorités mozambicaines. Malgré l’expansion récente des établissements bancaires et des services financiers, la plupart des ménages et des MPME sont financièrement exclus. Pour relever ce défi les autorités ont adopté une Stratégie de développement du secteur financier destinée à modifier en profondeur l’accès aux services financiers et leur utilisation.

Il faudra une coordination performante entre les autorités et les bailleurs de fonds. Il sera également essentiel de compléter ces politiques financières par des réformes structurelles qui s’attaqueront à la faiblesse de la productivité et des revenus dans les zones rurales, à la répartition territoriale des ménages et aux faibles capacités de gestion des MPME. Chacune de ces contraintes pèse sur l’expansion des banques vers les zones rurales et sur la capacité des ménages et des entreprises à utiliser les services financiers existants.

Bibliographie

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1L’enquête FinScope auprès des MPME est une enquête représentative au niveau national conçue par FinMark Trust qui se centre sur les propriétaires de MPME (à partir d’un échantillon représentatif) et leurs besoins de services financiers.
2Sarma (2012) calcule l’indice d’inclusion financière pour divers pays, mais pas pour le Mozambique. L’indice évoqué ici pour le Mozambique est celui calculé par la Banque du Mozambique selon une méthode largement inspirée de Sarma.

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