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Chapitre 8. Coopération, communication et sensibilisation

Author(s):
International Monetary Fund
Published Date:
September 2005
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l’ un des buts du FMI, qui est énoncé dans ses Statuts, est de «promouvoir la coopération monétaire internationale au moyen d’une institution permanente fournissant un mécanisme de consultation et de collaboration en ce qui concerne les problèmes monétaires internationaux».

C’est d’abord et avant tout dans ses travaux avec ses pays membres que le FMI s’emploie à promouvoir la coopération internationale. Mais il le fait également lorsqu’il collabore avec d’autres organisations internationales qui ont des mandats et responsabilités différents des siens, en particulier la Banque mondiale, l’Organisation mondiale du commerce (OMC), les Nations Unies et leurs organismes spécialisés, la Banque des règlements internationaux (BRI), le Forum de stabilité financière, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), les banques régionales de développement, les organismes de normalisation et les groupes intergouvernementaux.

La coopération internationale est aujourd’hui encore plus essentielle au maintien de la stabilité du système monétaire international qu’elle l’était lorsque le FMI a été créé, il y a de cela 60 ans. Elle est également indispensable à la réalisation des objectifs que la communauté internationale s’est fixés ces dernières années—qui sont notamment de contribuer au succès du cycle de négociations commerciales de Doha dans le cadre de l’OMC et d’aider les pays les plus pauvres à atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement—action directement liée au mandat du FMI, qui est de favoriser une croissance équilibrée des échanges internationaux et de promouvoir la progression des revenus réels. Le rôle du FMI dans le système monétaire international, la répartition des tâches entre lui et d’autres organisations internationales et sa collaboration avec celles-ci sont parmi les questions abordées dans l’examen stratégique en cours au FMI, qui est évoqué dans l’introduction générale.

En même temps, le FMI a pris de plus en plus conscience de la nécessité de bien communiquer avec les groupes non officiels et le grand public pour mieux leur faire connaître ses travaux et parce qu’il sait combien la transparence est importante pour instaurer une responsabilisation adéquate. C’est ainsi que, dans son communiqué d’octobre 2004, le Comité monétaire et financier international (voir appendice IV) a appelé le FMI à «mieux faire passer ses messages aux marchés et au public tout en préservant son rôle de conseiller franc et confidentiel». Le Département des relations extérieures du FMI coordonne et organise dans l’ensemble les efforts de communication avec les groupes non officiels et le public, mais ce sont le Conseil d’administration, la haute direction du FMI—le Directeur général, la Première Directrice générale adjointe et les deux autres Directeurs généraux adjoints—et les services de tous ses départements qui jouent un rôle important à cet égard. Au centre des efforts de communication déployés ces dernières années par le FMI figure sa politique de transparence, qui prévoit la publication de la majorité des documents de politique générale officiels et des rapports sur les États membres qui sont examinés par le Conseil d’administration (voir le Rapport annuel 2004, page 72).

Coopération avec les autres organisations internationales

La coopération entre le FMI et les autres organisations internationales a continué à se resserrer au cours de l’exercice 2005.

Représentation régionale

Les bureaux du FMI en Europe (à Paris, Bruxelles et Genève) et son Bureau régional pour l’Asie et le Pacifique (à Tokyo) entretiennent des relations étroites avec d’autres organisations internationales. Les services du Bureau de Paris assurent la liaison avec le Groupe des Dix (G-10), l’OCDE, la BRI et la Commission européenne. Ils assistent en outre, le cas échéant, aux réunions d’organismes tels que le Groupe d’action financière sur le blanchiment de capitaux (GAFI), le Parlement européen et le Conseil de l’Europe.

Le Bureau de Genève rend compte des activités des organismes socioéconomiques ayant leur siège dans cette ville, en accordant une importance particulière au système commercial multilatéral et à l’évolution des questions commerciales au sein de l’Union européenne. Parmi ces organismes figurent l’OMC, l’Organisation internationale du travail, la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés, le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, l’Organisation mondiale de la santé, la Commission économique des Nations Unies pour l’Europe et l’Union interparlementaire.

Au cours de l’exercice 2005, les bureaux du FMI en Europe ont participé notamment à ses travaux dans les domaines suivants: cycle de négociations de Doha sur la libéralisation des échanges, évaluation intérimaire par la communauté internationale des progrès dans la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement, travaux du G-10 sur la situation financière du FMI et du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme sur le rôle de ces droits dans les stratégies de développement.

Le Bureau régional du FMI pour l’Asie et le Pacifique a pour fonction de renforcer la surveillance du FMI en Asie et de promouvoir ses initiatives dans la région. Il œuvre en étroite collaboration avec des groupes régionaux tels que le Forum de coopération économique Asie–Pacifique, l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est, la Réunion Asie–Europe, le Forum des pays insulaires du Pacifique, l’Association d’Asie du Sud pour la coopération régionale, les banques centrales de l’Asie du Sud-Est et de l’EMEAP (Executives’ Meeting of East Asia-Pacific). Le Bureau entretient par ailleurs des relations étroites avec la Banque asiatique de développement et la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique, ainsi qu’avec le Bureau de la Banque mondiale au Japon.

Banque mondiale

L’étroite collaboration entre le FMI et la Banque mondiale date de leur création à la Conférence de Bretton Woods de 1944. Comme le prévoient leurs statuts respectifs et le Concordat signé en 1989, les deux institutions jouent des rôles complémentaires essentiels pour assurer la stabilité et la croissance de l’économie mondiale ainsi que le recul de la pauvreté. Cette collaboration s’observe à tous les niveaux: le Directeur général du FMI et le Président de la Banque mondiale se réunissent régulièrement et visitent ensemble plusieurs régions et pays; les hauts fonctionnaires des deux institutions se consultent et leurs services participent à des missions conjointes. En outre, elles coordonnent entre elles les conseils qu’elles donnent aux pays membres et s’échangent des informations. Il y a aussi coordination de haut niveau entre les deux institutions à l’Assemblée annuelle des Conseils des gouverneurs du FMI et de la Banque mondiale, ainsi qu’aux réunions ministérielles qui se tiennent deux fois par an. De plus, les gouverneurs participent aux réunions—tenues elles aussi deux fois par an—du Comité du développement, créé en 1974 pour formuler des avis aux Conseils des gouverneurs du FMI et de la Banque mondiale sur les questions de développement essentielles—dont le commerce et l’environnement—et sur les ressources financières nécessaires pour promouvoir le développement économique dans les pays à faible revenu.

Au cours de l’exercice 2005, les deux institutions ont continué à participer à des initiatives centrées sur les objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), l’aide et son efficacité, la viabilité et l’allégement de la dette, le commerce, la réforme du secteur financier et la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Elles ont continué à agir de concert pour atteindre leur objectif commun, qui est de réduire la pauvreté en stimulant la croissance économique et en allégeant la dette des PPTE par le biais de l’initiative créée en leur faveur et du dispositif des stratégies de réduction de la pauvreté (chapitre 4). En avril 2005, elles ont publié le deuxième Rapport de suivi mondial. Ce rapport annuel évalue les progrès dans la conduite des politiques et des actions nécessaires pour atteindre les OMD. Les services de la Banque mondiale et du FMI collaborent en outre au renforcement du Système général de diffusion des données (SGDD) dans le but d’étayer l’élaboration des indicateurs afférents aux OMD. Au cours de l’exercice 2005, ils ont rédigé ensemble deux rapports à l’intention du Comité du développement sur des modalités novatrices de financement des ODM et soumettra un troisième rapport, consacré aux contributions internationales (impôt international) à l’Assemblée annuelle de septembre 2005.

Le FMI et la Banque mondiale ont constamment soutenu le cycle de négociations multilatérales de Doha sur le commerce après l’échec de la dernière réunion ministérielle de l’OMC à Cancún (Mexique) en septembre 2003. Ils ont en outre coopéré au suivi de la stabilité du système financier, notamment par le biais du programme d’évaluation du secteur financier (PESF; chapitre 2), qui a été créé en 1999 et vise à accroître l’efficacité des efforts déployés pour favoriser la solidité des systèmes financiers des pays membres.

Nations Unies

Le FMI œuvre en étroite collaboration avec les Nations Unies par l’intermédiaire de son représentant spécial auprès de cette organisation et par de nombreux autres contacts avec elle. En poste à la représentation du FMI aux Nations Unies à New York, le représentant spécial a pour mandat de favoriser la communication et la coopération entre le FMI et les Nations Unies. Le Bureau de New York a pour principale fonction de faire connaître le point de vue du FMI, d’apporter les éclaircissements nécessaires lorsque les débats des Nations Unies portent sur des questions ayant trait au FMI, de tenir celui-ci au courant des faits marquants du fonctionnement du système des Nations Unies et de faciliter la coopération entre les deux institutions.

Au cours de l’exercice 2005, le FMI a continué à collaborer avec les Nations Unies, en particulier au suivi de l’application du Consensus de Monterrey de 2002 et au soutien des efforts déployés par les pays membres pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. C’est ainsi qu’Agustín Carstens, Directeur général adjoint du FMI et un certain nombre d’administrateurs de l’institution ont participé à la réunion tenue en avril 2005 par le Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) avec les institutions de Bretton Woods, l’OMC et la CNUCED. Les représentants des Nations Unies ont souscrit dans l’ensemble aux travaux du FMI dans les pays à faible revenu, et le Président de l’ECOSOC a vivement engagé les organismes des Nations Unies et les institutions financières internationales à poursuivre leur coopération en faveur des pays en développement.

Organisation mondiale du commerce

La collaboration entre le FMI et l’OMC peut revêtir un caractère officiel ou informel, comme énoncé dans l’Accord de coopération qu’ils ont signé en décembre 1996. Aux termes de cet accord, le FMI a un statut d’observateur aux réunions de l’OMC et assiste régulièrement aux réunions formelles de nombreux organes de l’OMC. Les services du FMI contribuent aux travaux du Groupe de travail du commerce, de la dette et des finances de l’OMC et participent régulièrement aux réunions de son Comité des restrictions appliquées à des fins de balance des paiements; ils sont en outre associés au cadre intégré de l’OMC pour l’assistance technique liée au commerce. L’Accord de coopération a été efficace pour ce qui est de l’échange de documents et de l’attribution du statut d’observateur sur une base de réciprocité, et il a donné lieu à une coopération fréquente et productive entre les services des deux institutions.

Organismes internationaux de normalisation

L’évaluation par le FMI des normes et codes et ses rapports sur leur observation à ses pays membres lui permettent de collaborer avec les organismes internationaux de normalisation, auxquels il communique le point de vue de l’ensemble de ses pays membres. C’est ainsi qu’il a récemment

  • suivi, avec le Comité de Bâle et l’Association internationale des contrôleurs d’assurance (IAIS), les questions soulevées dans le rapport du FMI intitulé «Financial Sector Regulation—Issues and Gaps» (chapitre 2);
  • travaillé avec l’IAIS à l’élaboration de méthodes servant à évaluer la solvabilité des compagnies d’assurances;
  • participé à l’initiative prise par le Comité de Bâle pour adapter les Principes fondamentaux de Bâle pour un contrôle bancaire efficace (diffusés en 1997) en fonction des nouvelles orientations et de Bâle II;
  • collaboré avec le Comité sur les systèmes de paiement et de règlement à l’élaboration de directives générales sur l’établissement de systèmes de paiement et de principes régissant les systèmes de paiement pour les envois de fonds.

Dialogue fiscal international

Établi en 2004, le Dialogue fiscal international (DFI), initiative conjointe du FMI, de la Banque mondiale et de l’OCDE, vise à renforcer la coopération entre les autorités fiscales du monde entier. La participation du FMI s’explique par la responsabilité qu’il a de promouvoir des politiques macroéconomiques solides, en particulier dans le domaine budgétaire, et par l’importance que revêt un système fiscal permettant de mobiliser des recettes pour financer les dépenses publiques nécessaires par des moyens non générateurs de distorsions et équitables et d’une manière permettant d’éviter des déficits fâcheux. Le site du DFI (www.itdweb.org) fournit des informations sur les principales questions ayant trait à la politique et à l’administration fiscales et sur les lois et pratiques fiscales dans le monde entier.

En mars 2005, le DFI a organisé sa première conférence mondiale, qui s’est tenue à Rome sous l’égide du Ministère italien de l’économie et des finances. La conférence a rassemblé des experts fiscaux représentant plus de 100 pays et organisations internationales. De nombreux thèmes tou-chant à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) y ont été abordés, en particulier la nécessité de combattre la fraude, d’alléger les procédures administratives pour les entreprises et de chercher à améliorer la coopération internationale.

Communication externe et campagnes de sensibilisation

Les activités de communication externe du FMI sont principalement de trois types:

  • communication par l’intermédiaire des médias—articles, expressions d’opinions (publiées en regard des éditoriaux d’un journal) et lettres à la rédaction, ainsi que séances d’information, interviews et autres contacts avec les journalistes;
  • publication—par voie électronique aussi bien que sur support papier (encadré 8.1);
  • campagnes de sensibilisation—communication et réunion avec les parlementaires, les organisations de la société civile, le secteur privé, le grand public et, dans certains cas, les services d’organismes publics qui ne sont généralement pas parmi les interlocuteurs du FMI.

Encadré 8.1Diffusion de l’information: les activités de publication et le site Internet du FMI

Le FMI publie un large éventail de documents, dont un grand nombre sont diffusés à la fois sur support papier et sur son site Internet (www.imf.org).

  • Ces dernières années, le FMI a diffusé un nombre croissant de rapports et autres documents qui retracent les évolutions et tendances économiques et financières observées dans les États membres. Chaque rapport, établi par une équipe du FMI après consultation des autorités nationales, est publié sur le consentement du pays membre. Dans cette catégorie de documents figurent les rapports de consultation au titre de l’article IV, les rapports ayant trait à l’utilisation des ressources du FMI, les documents consacrés à des questions générales, les rapports sur l’évolution récente de l’économie et les appendices statistiques.
  • Le Rapport annuel du FMI trace un tableau complet des activités du FMI pour l’exercice financier et sert d’outil de référence.
  • L’Annual Report on Exchange Arrangements and Exchange Restrictions présente, sous forme de tableaux, des informations sur les régimes de change et de commerce des pays membres du FMI.
  • Les Perspectives de l’économie mondiale et le Global Financial Stability Report (GFSR) sont les principaux moyens par lesquels le FMI porte à la connaissance du public les résultats de la surveillance qu’il exerce au niveau mondial, ainsi que certains de ses travaux analytiques les plus importants.
  • Le FMI publie des rapports périodiques sur ses activités et les événements extérieurs qui les influencent. Pendant l’exercice 2005, il a publié la 29e édition de l’ouvrage intitulé Selected Decisions and Selected Documents of the International Monetary Fund, et le volume III de Current Developments in Monetary and Financial Law.
  • Les études des services du FMI sur le système monétaire international et autres analyses thématiques sont publiées dans IMF Staff Papers, revue trimestrielle du FMI, dans IMF Research Bulletin, publication trimestrielle, dans la série des documents de travail et des Études spéciales du FMI, dans des livres et dans divers autres ouvrages.
  • Le tableau d’affichage des normes de diffusion des données (http://dsbb.imf.org/Applications/web/dsbbhome/) est relié aux données et aux sites statistiques Internet des souscripteurs à la NSDD et des participants au SGDD; il présente en outre, sous une forme conviviale qui se prête à des comparaisons entre pays, des informations complètes sur les méthodes et pratiques d’établissement et de diffusion de ces données.
  • International Financial Statistics (IFS), publication mensuelle, contient des données financières à jour sur les pays du monde entier; le Département des statistiques du FMI publie en outre un annuaire dans lequel sont présentées des données annuelles sur une période de douze ans pour les pays inclus dans la publication mensuelle. La base de données d’IFS est accessible en ligne aux abonnés. Les autres publications statistiques sont les suivantes: Balance of Payments Statistics Yearbook, Government Finance Statistics Yearbook et Direction of Trade Statistics (numéros trimestriels et annuaire).
  • Les guides et manuels publiés par le FMI portent sur des sujets divers, tels que les statistiques de balance des paiements et leur élaboration, les statistiques de la dette extérieure, les tendances des investissements directs étrangers et l’indice des prix à la production.
  • Le Bulletin du FMI, qui paraît deux fois par mois, renseigne sur les politiques et activités courantes du FMI, et son supplément annuel, L’abc du FMI, offre une image claire et concise de l’évolution des politiques et opérations de l’institution.
  • Les brochures telles que celles intitulées Qu’est-ce que le FMI? et L’assistance technique du FMI sont rédigées à l’intention des profanes, comme le sont les fiches techniques et notes de synthèse affichées sur le site Internet du FMI, qui servent à expliquer les aspects essentiels des opérations et politiques de l’institution.
  • La revue trimestrielle Finances & Développement (F&D) et la série des Dossiers économiques (brochures consacrées à de vastes questions économiques relevant des domaines de compétence du FMI) sont rédigées dans un langage accessible aux non-spécialistes et diffusent à leur intention des informations sur des sujets d’actualité.
  • Les articles d’opinion présentés dans les publications du monde entier et les discours affichés sur le site Internet externe du FMI donnent un aperçu d’ensemble de l’institution et de ses politiques.
  • Le Bulletin d’information de la société civile (www.imf.org/external/np/exr/cs/eng/index.asp), publication trimestrielle accessible en ligne, traite des activités du FMI et des questions présentant un intérêt particulier pour les organisations de la société civile.
  • Des vidéos décrivant les travaux du FMI sont mis à la disposition des médias, des institutions éducatives et des organisations sociales et sont utilisés par le FMI dans ses activités de recrutement.
  • Du matériel éducatif peut être obtenu auprès du Centre du FMI et sur le site www.imf.org/econed. Le Centre du FMI, qui est ouvert au public du lundi au vendredi, offre une exposition permanente sur le système monétaire international et des expositions temporaires sur des thèmes connexes.

Information des parlementaires

L’information des groupes non officiels fait partie intégrante des travaux du FMI dans les pays, et son dialogue avec les parlementaires est particulièrement important à cet égard, étant donné leurs fonctions de décideurs et de représentants élus. Le FMI a étendu ses opérations de sensibilisation aux parlementaires ces dernières années, face à la haute priorité accordée à cette activité à la fois par sa direction et par son Conseil d’administration. Le but recherché est de familiariser les parlementaires avec les travaux du FMI, de connaître leur point de vue et les aspects qu’ils jugent préoccupants et de leur expliquer les raisons des conseils que le FMI donne.

Il arrive souvent que les missions du FMI s’entretiennent avec des membres importants du Parlement pendant leur séjour dans le pays. Par ailleurs, le FMI a organisé des séminaires nationaux et régionaux, en particulier sur le renforcement des capacités. Il a en outre participé à des conférences/ateliers organisés par des groupes interparlementaires et accueilli des délégations de parlementaires en visite à Washington, où il a son siège.

Séminaires nationaux. Les séminaires nationaux, tels que ceux qui se sont tenus en Tanzanie (octobre 2004), au Cambodge (mars 2005), au Timor-Leste (mars 2005) et en Mongolie (avril 2005), sont centrés sur les défis propres au pays. Les séminaires régionaux à l’intention de plusieurs pays—par exemple les séminaires de l’Institut multilatéral de Vienne (depuis 1995) et le séminaire organisé avec la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) en janvier 2005—ont permis de dégager des thèmes communs et de tirer des enseignements de l’expérience d’un groupe de pays. On observe une hausse de la demande de séminaires de renforcement des capacités à l’intention des parlementaires et de leur personnel sur les questions de politique macroéconomique, en particulier celles qui appellent des mesures législatives.

Participation du FMI à des conférences/ateliers organisés par des groupes interparlementaires. Le FMI a des relations bien établies avec le Réseau parlementaire sur la Banque mondiale; sa direction et ses services participent à la conférence annuelle de cet organisme, ainsi qu’aux manifestations régionales et aux visites sur le terrain qu’il organise. Les services du FMI ont en outre participé à des des réunions organisées par l’Union interparlementaire, l’Organisation mondiale des parlementaires contre la corruption, les Parlementaires pour une action mondiale, le Centre parlementaire et l’Association des parlementaires du Commonwealth.

Visites de délégations de parlementaires. Le nombre des délégations de parlementaires reçues au FMI est en hausse. La plupart d’entre elles sont des délégations nationales, mais il y en a aussi beaucoup qui sont multinationales. En général, les services et les bureaux des administrateurs du FMI collaborent à l’organisation des réunions et séances d’information, auxquelles participe parfois la direction. C’est ainsi que le Comité spécial du Trésor du Royaume-Uni et le Comité de développement international de ce pays viennent tous les ans en visite au FMI et rencontrent le Directeur général ainsi que les cadres de direction de l’institution. Et les membres de l’Assemblée parlementaire de l’OTAN sont venus au siège du FMI au début de 2005.

Le dialogue avec les organisations de la société civile

Le FMI est au centre des travaux de nombreuses organisations de la société civile (OSC)—organisations non gouvernementales (ONG), syndicats et organisations confessionnelles. Les OSC ont des intérêts très divers tant au niveau national que mondial.

Le dialogue avec les OSC porte sur des dossiers mondiaux en permanence d’actualité, parmi lesquels: les conséquences sociales et écologiques des conseils du FMI, la réduction de la pauvreté, le FMI et les droits de l’homme, la gouvernance et la transparence, la conditionnalité des programmes, et la voix et la représentation des pays en développement au FMI et à la Banque mondiale.

Les contacts entre le FMI et les OSC prennent diverses formes—réunions, séminaires et consultations avec la direction, les administrateurs et les services du FMI, au siège de l’institution et ailleurs dans le monde. Des questions très diverses sont traitées dans une série de rencontres relevant du dialogue avec la société civile, organisées parallèlement à l’Assemblée annuelle et aux réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale. Les OSC sont souvent invitées à contribuer à l’examen des politiques du FMI en participant à des séminaires ou en donnant leur point de vue au sujet des documents affichés sur le site Internet externe du FMI.

Le FMI entretient le dialogue avec le mouvement ouvrier international, représenté principalement par la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) et la Confédération mondiale du travail (CMT), sous forme d’ateliers, de séminaires régionaux et de réunions des dirigeants, organisés souvent conjointement avec la Banque mondiale à Washington. Le FMI et la Banque mondiale se sont mis d’accord avec la CISL et la CMT en 2002 sur la tenue de réunions biennales par les dirigeants syndicaux, avec réunion de leurs services respectifs sur des questions particulières dans l’intervalle. La deuxième de ces réunions, qui a eu lieu en octobre 2004, a rassemblé environ 80 dirigeants de confédérations nationales et internationales de syndicats, représentant près de 200 millions de travailleurs du monde entier.

Pour ce qui est de la communication avec les organisations confessionnelles, l’événement marquant de ces dernières années a été le dialogue avec le Conseil mondial des églises (WCC), principale organisation interdénominationnelle d’églises protestantes. Créé en 1948, il compte parmi ses membres des églises de plus de 400 millions de fidèles. Le dialogue s’est amorcé par une initiative que le FMI a prise en 2000 face aux critiques formulées publiquement par le WCC à l’encontre de la Banque mondiale et de lui-même. Il s’est poursuivi depuis lors et a porté principalement sur des questions ayant trait à la réduction de la pauvreté et au développement. En octobre 2004, après la tenue de réunions de haut niveau au siège du WCC, les dirigeants des institutions concernées ont fait une déclaration conjointe dans laquelle ils reconnaissent l’ampleur et l’importance des domaines d’intérêt commun et concluent que, bien qu’il subsiste de profondes divergences de vues entre elles, les trois institutions devraient trouver un meilleur moyen de travailler ensemble. Le dialogue se poursuivra et sera centré, dans la période à venir, sur des études de cas et des sujets spécifiques.

Au niveau national, les missions du FMI, ses représentants résidents et ses bureaux régionaux d’Europe ainsi que d’Asie et du Pacifique sont de plus en plus conscients de l’importance d’un engagement plus systématique en tant que moyen leur permettant notamment de connaître le point de vue des OSC, de dégager un consensus sur des politiques solides et d’assurer leur internalisation. Dans les pays à faible revenu, la nature participative du processus d’élaboration des documents de stratégie pour la réduction de la pauvreté conduit à attendre des gouvernants qu’ils consultent la société civile, et les services du FMI sont souvent invités à y prendre part. D’après une enquête interne menée auprès des services du FMI en 2002, 69 % des missions du FMI ont pris contact avec des syndicats et autres représentants du monde du travail au moins une fois au cours des deux années précédentes pour connaître le point de vue des syndicats et pour leur exposer les raisons des conseils donnés par le FMI et en discuter avec eux. Après consultation des OSC, le FMI a publié un Guide des relations des services du FMI avec les organisations de la société civile, diffusé sur son site Internet externe, pour aider son personnel et les OSC—à établir des relations plus productives.

Par ailleurs, le FMI a créé en 1994 le Bureau des relations civiques et communautaires pour intensifier ses activités de sensibilisation et d’assistance de la communauté de Washington, où son siège est situé, ainsi que des communautés de pays en développement, notamment par des dons aux œuvres de bienfaisance (encadré 8.2).

Encadré 8.2Le Bureau des relations civiques et communautaires du FMI

Le Bureau des relations civiques et communautaires du FMI coordonne les efforts que déploie celui-ci pour être un bon voisin et une entité civique responsable, comme en témoignent les dons du Programme d’action civique aux organisations caritatives, le travail bénévole des employés du FMI dans le cadre de l’initiative INVOLVE et les activités d’aide et de partenariat du service des Relations communautaires en faveur des collectivités locales.

Que ses activités s’exercent dans la ville de Washington, qui abrite le siège du FMI, ou dans les pays en développement, le Bureau donne la priorité aux programmes sans but lucratif qui s’attaquent aux problèmes sociaux urgents et aident les plus démunis à devenir indépendants—rappelant l’action menée par le FMI pour améliorer le niveau de vie de ses pays membres. Son budget (703.734 dollars pour l’exercice 2005), qui ne finance que des actions humanitaires, est distinct de l’aide financière que le FMI fournit à ses pays membres.

Le Programme d’action civique du FMI fournit des dons en espèces et en nature aux organisations caritatives, sous la direction d’un comité consultatif composé de 12 représentants (membres du personnel, conjoints/partenaires, retraités et volontaires du programme INVOLVE). (Les directives et la liste des bénéficiaires passés sont présentées à www.imf.org/external/np/cpac/cpindex.htm.)

Au cours de l’exercice 2005, la direction du FMI a remis des donations à des organisations caritatives des pays suivants: Angola, Burkina Faso, Gabon, Guinée équatoriale, Inde, Nigéria, Ouganda et Sénégal. Les services du FMI ont procédé à des collectes pour les victimes du tsunami survenu dans l’océan Indien et des cyclones des Caraïbes, ainsi que pour d’autres urgences humanitaires au Paraguay, en Russie et au Soudan, recueillant au total 360.000 dollars. Le FMI y apporte une contribution égale à 50 % du montant obtenu par les collectes et la campagne d’entraide annuelle.

INVOLVE, acronyme pour International Volunteer Venture, encourage les employés et retraités du FMI, ainsi que leurs familles et amis, à participer à des projets locaux (65 au total pour l’année), dont l’objet est de vêtir les enfants pauvres et de les aider dans leurs études scolaires, de nourrir les sans-abri et de réparer les maisons des personnes âgées, ou encore à prendre part à des manifestations annuelles organisées par la ville, comme «Help the Homeless Walkathon» et «D.C. Cares Servathon».

Le service des Relations communautaires œuvre en partenariat avec ses homologues et met la capacité d’assistance du FMI au service des collectivités locales. Pendant l’exercice 2005, il a mis les locaux du FMI à la disposition de groupes communautaires, tels que le D.C. Children and Youth Investment Trust, qui est parrainé par le bureau du maire de Washington. Le FMI a fortement contribué aux œuvres de bienfaisance locales, dont le D.C. Housing Trust Fund, D.C. Central Kitchen, la maison de retraite St. Mary’s Court et les programmes d’embellissement des quartiers avoisinants. Tous les ans, le FMI organise un camp d’été populaire d’une semaine pour les enfants des quartiers pauvres.

Intégration de la communication aux opérations

Les services du FMI ont de plus en plus souvent consulté diverses parties prenantes ainsi que le grand public dans l’élaboration des propositions de politiques et l’examen des résultats correspondants. Parmi les activités de communication et de sensibilisation menées au cours de l’exercice 2005 par le FMI figurent

  • L’examen biennal 2004 de la surveillance (chapitre 2), pour lequel le FMI a consulté, au moyen de nombreux interviews, enquêtes et ateliers, non seulement les autorités nationales, mais aussi les opérateurs du marché financier, les laboratoires de réflexion et autres experts et observateurs non gouvernementaux, ainsi que les médias;
  • une campagne de sensibilisation vaste et systématique menée à l’appui des efforts déployés par le FMI pour évaluer et expliquer ses opérations dans les pays à faible revenu. Au cours de l’exercice 2005, les services du FMI ont participé à diverses activités, notamment à des conférences et séminaires centrés sur les politiques ou initiatives de l’institution. On peut citer, par exemple, deux conférences tenues en Afrique, sous l’égide du FMI, sur l’examen de la conception des programmes soutenus par le FMI et la participation de ce dernier à des séminaires sur la viabilité de la dette à Accra, Berlin et Paris. L’une des innovations récentes est l’organisation d’événements à l’intention des OSC à Washington lors de l’Assemblée annuelle d’octobre 2004.

Surveillance

La sensibilisation fait partie intégrante du processus de surveillance bilatérale et régionale du FMI. Tandis que les missions de consultation au titre de l’article IV (chapitre 1) sont axées sur la communication entre les autorités nationales et l’équipe du FMI, les déclarations faites par celle-ci à la conclusion de ces missions, les conférences et communiqués de presse, ainsi que les notes d’information au public (NIP) diffusées par le Conseil d’administration à l’issue de son examen des consultations au titre de l’article IV, sont utilisés—avec le consentement du pays intéressé—pour faire connaître et expliquer au public les résultats de la surveillance et pour informer les marchés. Le Centre d’information des médias diffuse, en ligne, des communiqués de presse sur les documents du FMI publiés sous embargo. Les bureaux européens et asiatique du FMI entretiennent des relations avec les médias locaux. Ils adressent souvent des articles d’opinion et des lettres à la rédaction des journaux locaux pour expliquer des points propres aux pays ainsi que des questions d’ordre régional. En outre, les interactions avec les parlementaires, le secteur privé et les organisations de la société civile, notamment avec les syndicats et les organisations confessionnelles, sont devenues plus importantes pour améliorer les connaissances du FMI sur certains points spécifiques et celles de ses interlocuteurs sur son point de vue.

Aide financière

C’est peut-être dans les pays qui utilisent les ressources du FMI que les activités de sensibilisation sont des plus importantes. D’après les directives de 2002 sur la conditionnalité1, les services du FMI devraient encourager les autorités nationales à élargir la base de soutien à des politiques solides pour accroître les chances de réussite du programme. Dans les pays à faible revenu qui bénéficient d’une aide financière au titre de la facilité pour la réduction de la pauvreté et pour la croissance, la préparation d’un document de stratégie pour la réduction de la pauvreté offre un mécanisme de consultation du public par les autorités.

Les missions et les représentants résidents consacrent de plus en plus de temps et de ressources aux activités de sensibilisation à mesure qu’évoluent les programmes. Ces fonctionnaires du FMI sont bien placés non seulement pour expliquer le point de vue du FMI et les conseils qu’il donne, mais aussi pour lui faire part des préoccupations des groupes non officiels et pour aider à façonner les programmes du FMI d’une manière propre à renforcer l’inter-nalisation des programmes.

Normes et codes

Le FMI a pris un certain nombre d’initiatives pour sensibiliser les pays membres aux normes et codes internationaux et pour en favoriser le respect, en fournissant, le cas échéant, l’assistance technique nécessaire à cet effet. Près de 75 % de ses évaluations synoptiques, connues sous le nom de rapports sur l’observation des normes et des codes (RONC), ont été publiées. Les documents énonçant les normes et codes sont affichés sur le site Internet externe du FMI, et certains sont disponibles également sur support papier.

Le site Internet externe du FMI offre aux experts externes la possibilité de contribuer aux travaux du FMI sur les questions d’ordre statistique. Les projets de manuels statistiques y sont affichés pour commentaire, et le FMI organise des séances de discussion sur des questions statistiques telles que le traitement des créances improductives et des régimes de pension dans les statistiques macroéconomiques. Ces dernières années, le FMI a intensifié la publication et la diffusion de manuels et guides statistiques dans plusieurs langues pour promouvoir l’uniformisation des méthodologies et politiques. Il jouit du statut de membre ou d’observateur auprès d’un certain nombre d’organismes de normalisation. Il participe aux réunions du Forum de stabilité financière et a été invité, en octobre 2004, à devenir membre à part entière de l’Association internationale des contrôleurs d’assurance.

Le FMI a continué à intensifier ses efforts de sensibilisation des régions, qui ont été intégrés à ses activités d’assistance technique, dans le cadre des initiatives de diffusion des données. Au cours de l’exercice 2005, ses services ont animé plusieurs séminaires et ateliers régionaux de sensibilisation pour promouvoir la souscription des pays à la norme spéciale de diffusion des données (NSDD) et leur participation au système général de diffusion des données (SGDD).

En 2005, par exemple, le FMI a organisé des séminaires et ateliers sur les normes internationales de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que sur le formulaire type de déclaration des données sur les réserves internationales.

Conférences sur les politiques et études

Le FMI a en outre organisé des ateliers et des séminaires à l’intention des fonctionnaires des pays membres pour diffuser les résultats de ses études et pour solliciter leur point de vue. Politiques, institutions et instabilité, tel est le thème de la conférence annuelle du Département des études du FMI qui s’est tenue en novembre 2004. Le FMI a organisé en octobre 2004, avec la Bank Negara Malaysia, une conférence de haut niveau à Kuala Lumpur sur son rôle dans le soutien au développement du secteur financier en Asie et en décembre 2004, avec la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), un séminaire sur le commerce et l’intégration régionale en Afrique. Enfin, en janvier 2005, il a invité les représentants de nombreux organismes intervenant dans la lutte contre le HIV/sida à participer à un atelier pour leur expliquer que les programmes qu’il soutient ne fixent pas de plafond budgétaire aux dépenses de santé et pour corriger leur impression que ses conseils compromettent le décaissement de fonds destinés à la lutte contre ce fléau.

Rôle de la direction du FMI

Au début d’août 2004, à l’issue de sa tournée en Afrique, Rodrigo de Rato, Directeur général du FMI, a affirmé que le FMI était déterminé à aider la région à stimuler la croissance économique pour atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement. Au cours de cette tournée d’une semaine, il s’est entretenu avec des dirigeants et des parlementaires africains ainsi que des représentants de la société civile de questions allant du rehaussement de la voix et de la participation de l’Afrique au FMI à l’amélioration de la gouvernance dans le secteur pétrolier. Le Directeur général est retourné par la suite en Afrique subsaharienne pour participer au Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur l’emploi et la lutte contre la pauvreté, qui s’est tenu les 8 et 9 septembre à Ouagadougou, au Burkina Faso. Dans l’allocution qu’il a prononcée au sommet, M. de Rato a énoncé trois objectifs prioritaires de l’action du FMI dans la région: apporter ses concours financiers d’une manière plus souple et plus rapide; recentrer son intervention dans les pays qui n’ont pas besoin de son aide financière, notamment en dispensant des conseils de politique économique et une assistance technique; améliorer son travail d’analyse et son aide à l’appui des initiatives d’intégration régionale en Afrique. En marge du sommet, M. de Rato a eu des entretiens privés avec neuf chefs d’État ou de gouvernement pour prendre connaissance en personne de leurs difficultés et entendre leur avis sur ce que le FMI devrait faire pour combattre la pauvreté sur le continent.

En septembre 2004 également, M. de Rato s’est rendu à Santiago (Chili) pour assister à la onzième réunion annuelle des ministres des finances du Forum de coopération économique Asie–Pacifique (APEC). Les participants, qui comprenaient des hauts fonctionnaires, des chefs d’entreprise et des universitaires des pays de l’APEC, ont convenu de promouvoir les réformes structurelles dans les 21 pays membres de l’Association et, à cette fin, d’instituer un comité directeur pour élaborer des réformes structurelles et en surveiller la mise en œuvre.

La direction du FMI a en outre œuvré avec les gouvernements et d’autres organisations internationales pour évaluer l’aide financière nécessaire à la reconstruction des zones dévastées par le tsunami survenu en décembre 2004 dans l’océan Indien. Le FMI a offert une aide d’urgence de l’ordre de 1 milliard de dollars et envoyé dans la région une équipe chargée d’évaluer les besoins de financement et d’aide des divers pays. Le Directeur général a visité en janvier 2005 la région la plus durement touchée, celle d’Aceh, au nord de Sumatra. Pendant qu’il était en Indonésie, il a assisté à la réunion spéciale des dirigeants des pays de l’ASEAN sur les répercussions du tremblement de terre et du tsunami, et a rencontré des responsables régionaux et internationaux, parmi lesquels le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, le Président de la Banque mondiale à l’époque, James Wolfensohn, et le Président de la Banque asiatique de développement, Tadao Chino.

Les Directeurs généraux adjoints du FMI ont eux aussi assisté à un grand nombre de conférences, réunions et séminaires pendant l’exercice 2005. En juin 2004, Anne O. Krueger, Première Directrice générale adjointe du FMI, a pris la parole à une conférence tenue à Vienne (Autriche) et intitulée: «60 Years of Brettons Woods: The Governance of the International Financial System—Looking Ahead». Elle a ensuite assisté à la 74e Assemblée générale annuelle de la Banque des règlements internationaux, à Bâle (Suisse). En novembre 2004, Mme Krueger a prononcé le discours-programme à la conférence des banquiers de 2004 à New Delhi (Inde) et, en décembre 2004, elle est intervenue au séminaire du FMI sur le commerce et l’intégration régionale en Afrique, tenu à Dakar (Sénégal). Enfin, elle s’est rendue en janvier 2005 à Sri Lanka et aux Maldives, deux des pays durement touchés par le tsunami.

En octobre 2004, Agustín Carstens, Directeur général adjoint du FMI, a pris la parole à la conférence de haut niveau tenue à Kuala Lumpur (Malaisie) sur les problèmes du secteur financier des marchés émergents d’Asie et le rôle du FMI. Il a ensuite participé à la réunion du Conseil de l’OMC à Genève (Suisse), avant d’assister à la sixième conférence annuelle sur le risque des pays d’Amérique latine, qui s’est déroulée à Madrid (Espagne).

En octobre 2004, Takatoshi Kato, Directeur général adjoint du FMI, a participé à un séminaire organisé à Nairobi (Kenya) sous l’égide du FMI et intitulé «Growth and Poverty Reduction—Lessons from Africa, China, and India». En novembre 2004, il a prononcé l’allocution d’ouverture au Forum 2004 de l’APEC sur la finance et le développement à Hainan (Chine).

Évaluation de la communication externe par le Conseil d’administration

En mars 2005, le Conseil d’administration a étudié un rapport du Département des relations extérieures sur «l’intégration de la communication et des opérations du FMI»2. Il s’agit là de son quatrième examen de la stratégie de communication du FMI, débattue pour la première fois en 1998. Ces quatre examens sont venus compléter et renforcer les analyses et mises à jour séparées de la politique de transparence du FMI, qui établit les directives régissant les types et le détail d’information que le FMI peut publier3.

De l’avis des administrateurs, le FMI continue à mener dans l’ensemble une stratégie de communication raisonnablement équilibrée qui vise avant tout à renforcer le courant de pensée mondial en faveur de politiques saines et transparentes tout en veillant à ce que ses avis soient plus convaincants et donc plus efficaces. Le débat a en outre donné lieu à des suggestions sur divers aspects de la stratégie de communication du FMI qui ne sauraient être appliqués sans tenir compte de l’évolution de la stratégie à moyen terme du FMI.

Les administrateurs ont convenu que l’un des grands objectifs à moyen terme de la stratégie de communication du FMI devrait être d’assurer une coordination plus étroite des activités de communication avec les opérations du FMI et d’améliorer leur intégration à ces dernières, à la fois dans le cadre des travaux de l’institution dans les pays et, de manière plus générale, dans l’élaboration et la mise en œuvre des politiques. Les administrateurs se sont montrés en faveur d’une collaboration plus étroite entre les départements géographiques et le Département des relations extérieures aux fins de l’élaboration et de la mise en œuvre de plans de communication régionaux et nationaux. Pour que ces plans soient adaptés aux circonstances et aux priorités de chaque pays, ils doivent être élaborés et réalisés avec le soutien des administrateurs et des autorités nationales.

Nombre d’administrateurs ont estimé que les bureaux régionaux et les bureaux des représentants résidents jouent un rôle de soutien crucial, mais ils ont souligné l’importance d’une étroite coordination entre les chefs de mission, les directeurs de département et la direction pour l’établissement d’une communication efficace. Les administrateurs se sont vus par ailleurs jouer un rôle constant dans les activités de communication externe, à la fois en qualité de responsables du FMI et de représentants de pays membres. À cet égard, ils ont considéré que les déplacements en groupe des administrateurs restent un autre outil de sensibilisation qui permet à la fois de renseigner les pays membres sur le FMI et sur ses politiques et d’être à l’écoute des autorités et de la société civile.

Les administrateurs ont convenu dans l’ensemble que la planification et l’exercice des activités de communication dans le cadre des programmes appuyés par le FMI restent une priorité importante. À cet égard, il y a lieu de continuer à axer la communication sur les efforts des autorités elles-mêmes en vue de renforcer l’internalisation des programmes de politique économique. Les administrateurs ont recommandé de consulter étroitement les autorités pendant la planification de la communication dans le pays et ont souscrit à l’importance accordée au renforcement de la communication avec les parlements nationaux lorsque les autorités le jugent nécessaire.

De l’avis des administrateurs, les possibilités qui s’offrent au FMI d’opérer une diffusion plus large et plus efficace des résultats de ses activités de surveillance sont énormes.

Dans de nombreux cas, l’intensification des activités de communication liées à la surveillance doit principalement incomber aux services des départements géographiques, assistés par le Département des relations extérieures. Un certain nombre d’administrateurs ont souligné les avantages offerts par la publication dans les langues locales des résumés des analyses et des conclusions établies dans le cadre de la surveillance, de même que de la documentation afférente aux programmes. Ils ont pris note des avantages et des possibilités d’élargissement de la communication qui en découleraient, ainsi que des coûts supplémentaires qu’entraînerait une plus vaste diffusion de documents dans des langues autres que l’anglais. À cet égard, les administrateurs ont salué la récente création d’un groupe de travail composé d’administrateurs et de membres des services du FMI, qui se penchera sur les questions relatives à la publication de documents dans des langues autres que l’anglais sur le site Internet externe du FMI.

Dans la période à venir, les progrès de la communauté internationale vers la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) susciteront un intérêt particulier. Dans ce contexte, il est nécessaire de mettre l’accent sur l’engagement pris par le FMI d’aider les pays à progresser vers les OMD, et une communication claire sera essentielle pour que le signal soit bien compris par les pays à faible revenu, dans le droit fil des délibérations actuelles de l’institution sur son rôle dans ces pays. Par ailleurs, les administrateurs ont fait observer que le FMI n’est que l’un des partenaires à la réalisation des OMD et que sa stratégie de communication doit éviter de susciter des espoirs excessifs.

Les administrateurs étaient d’avis que, en dépit des gros progrès réalisés dans l’information du public sur les politiques du FMI, la mission de l’institution demeure plus difficile à cerner ou à comprendre que celle de certaines autres organisations internationales. C’est pourquoi les activités de publication et de sensibilisation destinées à expliquer les travaux du FMI aux journalistes, aux parlementaires, à la société civile et au grand public resteront très importantes. Les contacts avec le secteur privé sont un autre moyen connu d’intensifier le travail de sensibilisation. Les administrateurs ont en outre pris note du rôle important du Bureau indépendant d’évaluation dans les activités de sensibilisation et de communication du FMI.

2Le texte du rapport peut être consulté sur le site www.imf.org/external/np/exr/docs/2005/020805.htm.
3Voir la note d’information au public (NIP) nº 03/122, «IMF Reviews the Fund’s Transparency Policy—Issues and Next Steps», www.imf.org/external/np/sec/pn/2003/pn03122.htm.

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